Bêta publique · aide au calcul

Questions fréquentes

MonIFU calcule les bases à reporter dans ta déclaration (cases 2042 / 2074) et guide la saisie sur impots.gouv.fr.Pour les revenus étrangers, il prépare les montants d'entrée du formulaire 2047 sans calculer le crédit d'impôt.Ce n'est pas un conseil fiscal, et ce n'est pas validé par un expert-comptable.

Mes relevés

Interactive Brokers, pas à pas

C'est le seul fichier dont l'outil a besoin. Cinq étapes :

  1. Connecte-toi à ton compte Interactive Brokers.
  2. Ouvre Relevés et fiscalité.
  3. Choisis Relevé d'activité.
  4. Sélectionne la période annuelle, puis l'année voulue.
  5. Exporte au format CSV, puis dépose le fichier dans l'outil.

Aucune section supplémentaire n'est à cocher : le relevé annuel contient déjà les transactions, les positions de clôture, les opérations sur titres, les dividendes et les retenues à la source.

Une année par fichier. Pour couvrir plusieurs années, répète l'export une fois par année et dépose tous les fichiers ensemble.

Courtiers

Quels courtiers sont pris en charge ?

En bêta, le calcul est validé pour Interactive Brokers (CSV Activity Statement) — au centime, sur relevés réels. Trading 212 (export History, CSV) est pris en charge depuis peu : chaque ligne est contrôlée, et l'outil refuse plutôt que de deviner. Degiro aussi, à une condition : déposer les deux fichiers — Transactions et Relevé de compte (Account), exportés sur la même période. Le second porte tes dividendes, les retenues et les opérations sur titres, et sert aussi à contrôler la lecture du premier. Revolut enfin : son relevé n'identifie pas les titres de façon certaine, l'outil te propose donc les correspondances et te les fait confirmer avant tout calcul. D'autres courtiers étrangers sans IFU (Swissquote, Trade Republic…) sont les bienvenus : leurs exports sont souvent reconnus puis refusés proprement tant que leur format n'est pas pris en charge. Crypto et agrégateurs restent hors périmètre.

Mon courtier n'est pas supporté : que se passe-t-il ?

L'outil refuse de produire un chiffre plutôt que d'estimer. Tu peux alors contribuer la structure anonymisée de ton fichier (sans montants ni ISIN), après affichage littéral et validation : ça accélère le support des formats suivants.

Pourquoi ne pas recopier les plus-values de mon courtier ?

Beaucoup d'exports étrangers calculent en FIFO (premier entré, premier sorti). En France, pour des titres de même nature, c'est le PMP (prix moyen pondéré) qui s'impose. Recopier le rapport du courtier tel quel (par ex. un rapport annuel calculé en FIFO) peut produire une déclaration incorrecte. MonIFU refuse les formats non validés plutôt que d'estimer.

Pourquoi mon courtier étranger ne me donne pas d'IFU ?

L'IFU (Imprimé Fiscal Unique) est une obligation des établissements établis en France. Un courtier étranger n'a en général pas à te remettre un IFU français : tu reconstruis les cases 2042 / 2074 à partir de tes relevés, d'où cet outil.

Import et contrôles

Quels fichiers déposer ?

Le relevé d'activité en CSV uniquement (pas PDF ni XML), voir le pas à pas en haut de cette page. Ce n'est pas un rapport de performance (PortfolioAnalyst) : celui-ci ne contient pas le détail des transactions.

Un export de la dernière année suffit pour démarrer. Importer toutes tes années d'investissement donne un calcul plus juste (PMP et reports). Si tu n'as que l'année à déclarer et des titres achetés avant, ajoute un relevé antérieur comme « point de départ ». Plusieurs fichiers, max 10 Mo chacun.

Que faire si la réconciliation échoue ?

L'outil refuse alors de produire un chiffre (mieux se taire que se tromper). Vérifie dans l'ordre :

  • historique d'achats complet pour les titres vendus (années manquantes) ;
  • relevé d'activité qui couvre la clôture au 31/12 (section positions ouvertes) ;
  • pas de rapport de performance à la place du relevé d'activité ;
  • pas d'opération hors périmètre (options, transferts de titres non gérés, etc.).

Corrige l'import ; ne « force » pas un montant à la main. Si ça bloque encore : signaler un bug (sans joindre de relevé).

Puis-je importer plusieurs comptes IBKR ?

Oui. Dépose tous tes relevés d'activité dans la même étape : chaque fichier porte son numéro de compte. MonIFU consolide un PMP par ISIN tous comptes confondus. C'est le principe : le prix moyen pondéré se calcule par titre, au niveau du contribuable (CGI, art. 150-0 D, 3). La doctrine admet aussi, par simplification, un calcul compte par compte quand les titres sont déposés chez plusieurs intermédiaires (BOI-RPPM-PVBMI-20-10-20-40, § 40), une tolérance, pas la règle. Les transferts de titres entre comptes ne sont pas encore gérés automatiquement : en cas de transfert, l'outil peut refuser plutôt que d'estimer.

L’outil

Produit

Qu'est-ce que MonIFU fait ?

Tu exportes le relevé de ton courtier étranger, le calcul se fait dans ton navigateur, et tu obtiens les montants à recopier plus un guide écran par écran. L'outil ne calcule jamais l'impôt dû : uniquement les bases déclaratives.

C'est gratuit ? C'est une bêta ?

Oui : version bêta gratuite en ligne. Pas de paiement pour calculer et voir tes montants. Le statut « bêta » signifie que l'outil n'a pas été validé par un expert-comptable et peut encore évoluer.

Ce que l'outil ne fait pas

Pas de PEA, crypto, options ou dérivés complexes, abattements pour durée de détention, ni calcul de l'impôt dû (prélèvement forfaitaire ou barème). Uniquement les bases déclaratives et le guide de report.

Méthode

Pourquoi le PMP et pas le FIFO ?

En France, pour des titres de même nature acquis à des prix différents, le prix d'acquisition à retenir est la valeur moyenne pondérée d'acquisition (PMP). Ce n'est pas une option : la méthode s'impose au contribuable. Le FIFO utilisé par certains courtiers étrangers n'est pas admis pour cette déclaration. Sources : CGI art. 150-0 D, 3 ; doctrine BOFiP (BOI-RPPM-PVBMI).

Données & compte

Où passent mes données ?

Tes relevés de courtier ne quittent pas ton navigateur. Ils sont lus et calculés localement. Quatre sorties seulement, toutes explicites :

  • l'historique MonIFU (par titre : ISIN, quantité, PMP, et les moins-values reportables) reste sur ton appareil (et dans le fichier JSON que tu exportes) ; une fois connecté, il est synchronisé sur le compte par défaut (tu peux refuser) ; jamais le relevé brut ni le détail des transactions ;
  • la structure anonymisée d'un export non supporté peut être envoyée après affichage littéral et validation ;
  • un signalement de bug peut être envoyé : le contexte technique affiché, et, quand un calcul a échoué, ton relevé si tu choisis de le joindre — sans ton nom ni ton numéro de compte (détail dans les mentions légales) ;
  • la recherche d'un titre saisi à la main : le symbole ou l'ISIN que tu tapes dans ce champ est transmis à un service de référencement financier pour retrouver l'identifiant correspondant. L'appel passe par notre serveur, donc ni ton adresse IP ni ton identité ne sont transmises. Aucun montant, aucune quantité, aucun relevé non plus.

Faut-il créer un compte ?

Non pour calculer et voir tes montants : tout tourne dans le navigateur. Un compte (lien magique par e-mail) est optionnel : il est proposé à l'étape Contrôle, pour synchroniser l'historique entre appareils. La sync est activée par défaut (case pour refuser). Voir Connexion / Mon compte.

Pourquoi conserver ton historique ?

Les moins-values reportables courent jusqu'à dix ans. Les courtiers ne gardent souvent les données que quelques années. Le fichier d'export MonIFU est ta référence hors navigateur : sans lui, PMP et reports sont perdus. Exporte-le à chaque clôture. Le compte (s'il est activé) ne stocke que des agrégats, pas le relevé.

Cadre

Conventions et responsabilité

Version bêta gratuite, non validée par un expert-comptable. Aide au calcul, pas un conseil fiscal : tu restes seul responsable de ta déclaration. Montants calculés au centime, puis arrondi à l'euro au moment du report sur impots.gouv.fr. Détail juridique : CGU.

Dois-je déclarer mes dividendes chaque mois ?

Peut-être — et presque personne ne connaît cette règle. Quand un dividende est versé par un établissement payeur français, celui-ci prélève l'impôt à la source et tu n'as rien à faire. Quand il est versé par un courtier hors de France — le cas de tous les courtiers couverts par MonIFU — ce mécanisme n'existe pas : c'est toi qui dois déclarer et payer, via le formulaire 2778-DIV-SD, dans les quinze premiers jours du mois suivant chaque encaissement (CGI art. 117 quater ; BOI-RPPM-RCM-30-20-50).

Tu en es dispensé si le revenu fiscal de référence de ton foyer, celui de l'avant-dernière année, est inférieur à 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € (couple) — seuils de la notice 2778-DIV-SD, millésime 2026. Pour un dividende encaissé en 2026, on regarde donc ton revenu fiscal de référence de 2024. Les intérêts ont leur propre formulaire (2778-SD) avec des seuils plus bas — 25 000 € et 50 000 € — et sa notice précise que la dispense ne couvre pas les prélèvements sociaux.

Ce versement mensuel n'est pas un impôt en plus : c'est un acompte. Il se reporte en case 2CK de ta déclaration annuelle et vient en déduction de ton impôt — exactement comme le prélèvement à la source sur un salaire. Ne confonds pas 2CK (acompte français que tu as versé) et 8VL (crédit d'impôt pour la retenue étrangère) : un même dividende américain peut alimenter les deux. Quand ton import contient des dividendes, MonIFU t'affiche le calendrier de tes encaissements et leurs échéances — il ne calcule pas le montant et ne connaît pas ton revenu fiscal de référence.

Quelles conventions MonIFU applique-t-il, et lesquelles sont obligatoires ?

Une seule de ces trois règles s'impose. Les deux autres sont des choix, et il faut le savoir pour pouvoir les défendre.

Le prix moyen pondéré est obligatoire : la doctrine écrit qu'il « s'impose obligatoirement au contribuable », et le FIFO de ton courtier étranger n'a aucune valeur en droit français.

Le taux de change doit être celui du jour de l'opération, sur chaque opération séparément — ça, c'est la règle. Mais aucun texte n'impose de source de taux : ni la BCE, ni aucune autre. MonIFU retient le taux de référence BCE parce qu'il est public, daté et vérifiable par n'importe qui, et l'applique de façon constante sur tout l'exercice. Une autre source défendable donnerait des centimes d'écart.

La date de l'opération n'est définie nulle part. MonIFU retient la date de transaction, pas celle de règlement, parce que c'est elle qui porte le cours retenu par les textes. C'est une lecture, pas une certitude.

Ces deux conventions sont affichées ici plutôt que tues : si un jour on te demande d'où vient un chiffre, tu dois pouvoir répondre autre chose que « le logiciel l'a fait ».

Mis à jour le 22 août 2026 · CGU · Mentions légales · Accueil