Conventions et responsabilité
Version bêta gratuite, non validée par un expert-comptable. Aide au calcul, pas un conseil fiscal : tu restes seul responsable de ta déclaration. Montants calculés au centime, puis arrondi à l'euro au moment du report sur impots.gouv.fr. Détail juridique : CGU.
Dois-je déclarer mes dividendes chaque mois ?
Peut-être — et presque personne ne connaît cette règle. Quand un dividende est versé par un établissement payeur français, celui-ci prélève l'impôt à la source et tu n'as rien à faire. Quand il est versé par un courtier hors de France — le cas de tous les courtiers couverts par MonIFU — ce mécanisme n'existe pas : c'est toi qui dois déclarer et payer, via le formulaire 2778-DIV-SD, dans les quinze premiers jours du mois suivant chaque encaissement (CGI art. 117 quater ; BOI-RPPM-RCM-30-20-50).
Tu en es dispensé si le revenu fiscal de référence de ton foyer, celui de l'avant-dernière année, est inférieur à 50 000 € (personne seule) ou 75 000 € (couple) — seuils de la notice 2778-DIV-SD, millésime 2026. Pour un dividende encaissé en 2026, on regarde donc ton revenu fiscal de référence de 2024. Les intérêts ont leur propre formulaire (2778-SD) avec des seuils plus bas — 25 000 € et 50 000 € — et sa notice précise que la dispense ne couvre pas les prélèvements sociaux.
Ce versement mensuel n'est pas un impôt en plus : c'est un acompte. Il se reporte en case 2CK de ta déclaration annuelle et vient en déduction de ton impôt — exactement comme le prélèvement à la source sur un salaire. Ne confonds pas 2CK (acompte français que tu as versé) et 8VL (crédit d'impôt pour la retenue étrangère) : un même dividende américain peut alimenter les deux. Quand ton import contient des dividendes, MonIFU t'affiche le calendrier de tes encaissements et leurs échéances — il ne calcule pas le montant et ne connaît pas ton revenu fiscal de référence.
Quelles conventions MonIFU applique-t-il, et lesquelles sont obligatoires ?
Une seule de ces trois règles s'impose. Les deux autres sont des choix, et il faut le savoir pour pouvoir les défendre.
Le prix moyen pondéré est obligatoire : la doctrine écrit qu'il « s'impose obligatoirement au contribuable », et le FIFO de ton courtier étranger n'a aucune valeur en droit français.
Le taux de change doit être celui du jour de l'opération, sur chaque opération séparément — ça, c'est la règle. Mais aucun texte n'impose de source de taux : ni la BCE, ni aucune autre. MonIFU retient le taux de référence BCE parce qu'il est public, daté et vérifiable par n'importe qui, et l'applique de façon constante sur tout l'exercice. Une autre source défendable donnerait des centimes d'écart.
La date de l'opération n'est définie nulle part. MonIFU retient la date de transaction, pas celle de règlement, parce que c'est elle qui porte le cours retenu par les textes. C'est une lecture, pas une certitude.
Ces deux conventions sont affichées ici plutôt que tues : si un jour on te demande d'où vient un chiffre, tu dois pouvoir répondre autre chose que « le logiciel l'a fait ».